La sueur : un mécanisme naturel

La transpiration est un phénomène naturel qui répond à l’augmentation de la température du corps (chaleur, exercice physique, fièvre) et à l’émotion.

Le corps contient environ 3 millions de glandes sudoripares. Elles abondent particulièrement sur les parties les plus sensibles au toucher, la paume de la main et la plante des pieds, où la sueur entretient la souplesse de l'épiderme et procure une plus grande sensibilité tactile.
Un humain secrète en moyenne 1 litre de sueur par jour*. Sous l'effet conjugué de l'activité physique et de la chaleur, il peut perdre jusqu'à 3 litres de sueur. Cependant, le corps aura, bien sûr, besoin d'être réhydraté.

La sueur a plusieurs fonctions essentielles :

Une fonction de thermorégulation. Elle permet de maintenir une température constante moyenne de 37°C. La sueur refroidit la peau, puis par contact, le sang qui repart, plus frais, pour irriguer l'organisme.
Une fonction d'élimination des toxines et des déchets du métabolisme.
Une fonction de protection : lubrification de la peau pour éviter les problèmes d'échauffement.

Ces 3 fonctions sont assurées grâce à l'excrétion de la sueur par les glandes sudoripares. Ces glandes sont composées de petits tubes qui s'enfoncent verticalement dans la peau et dont l'extrémité inférieure, pour pouvoir se loger tout entière dans le derme, est obligée de se pelotonner sur elle-même en formant ce qu'on appelle un glomérule. Il existe deux types de glandes sudoripares : les eccrines (du grec ex, hors de, et krinein, sécréter) et les apocrines (du grec apo, loin de).

La sueur sécrétée par les glandes eccrines est naturellement inodore : c'est de l'eau additionnée d'un peu de sels minéraux et d’acide lactique.

Les glandes apocrines, ou glandes de l'odeur, excrètent des phéromones. À cause des bactéries naturellement présentes à la surface de la peau qui les transforment, ces sécrétions occasionnent la typique "odeur de transpiration".

Les mauvaises odeurs, souvent constatées au niveau des pieds et des aisselles, proviennent donc de la dégradation de la sueur par les bactéries.

* Physiologie médicale, par William Ganong, Michel Jobin, édition : 2 - 2005 - 864 pages

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